18 juillet 2009


17 juillet 2009


16 juillet 2009

Les rêves de transformation


Les rêves de transformation sont rares. Ils se produisent une ou deux fois au cours d'une vie, parfois jamais. Ce que nous faisons dans ses rêves transforme notre nature et a de fortes répercussions sur notre vie éveillée.
Chitra Banerjee Divakaruni, in La reine des rêves traduit par Rani Mâyâ

15 juillet 2009

J'ai senti le souhait


J'ai senti le souhait comme un oiseau puissant s'envolant vers le ciel, avec de grands battements d'ailes, sûr de sa destination.
Chitra Banerjee Divakaruni, in La reine des rêves traduit par Rani Mâyâ

14 juillet 2009


13 juillet 2009


12 juillet 2009


11 juillet 2009

Il aime le jeu de mots,































Il aime le jeu de mots, l'idée d'un mot sous un autre mot qui se révèle quand le vent tourne quand le spectateur plisse les yeux.

La reine des rêves, Chitra Banerjee Divakaruni, traduit par Rani Mâyâ

10 juillet 2009

Elle se déplaçait


Elle se déplaçait avec aisance et assurance, à la façon dont les daims pénètrent dans une forêt profonde.
La reine des rêves, Chitra Banerjee Divakaruni, traduit par Rani Mâyâ

09 juillet 2009

Faites en sorte


Faites en sorte d'obtenir ce que vous aimez, sinon vous serez forcé d'aimer ce que vous obtenez.

Bernard Shaw in Bréviaire du révolutionnaire

08 juillet 2009



07 juillet 2009

06 juillet 2009

05 juillet 2009

04 juillet 2009

03 juillet 2009

L'homme raisonnable




L'homme raisonnable s'adapte au monde ; l'homme déraisonnable s'obstine à essayer d'adapter le monde à lui-même. Tout progrès dépend donc de l'homme déraisonnable.

Georges Bernard Shaw in maximes pour revolutionnaires

02 juillet 2009

Les grands désirs ont besoin d’une grande ascèse


Il y a le vrai désir, qui doit conduire à l’extrême jubilation - réaliser un désir authentique est un exercice de vie. Prenez un gamin, tout petit, qui n’a qu’un désir : se dresser, se mettre sur le dos - une fois qu’il y est parvenu, un potentiel intellectuel se libère en lui, une immense curiosité : « Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi ? » Le voilà transporté par le désir d’apprendre. Mais très vite, tout un système le gangrène, par la fainéantise de son entourage : pour les parents, c’est en effet surtout une facilité de ne pas répondre à tous les désirs de l’enfant. À la place, que lui donnent -ils ? L’appétit des faux désirs. Si un enfant vous demande des livres, c’est qu’il a soif de connaissance, il faut lui être disponible. S’il demande à sortir, il faut l’accompagner. Mais si vous le trompez par un leurre, un bonbon, une vidéo, il va s’asseoir, et lentement entrer dans l’abomination des fausses sensations.
La fausse sensation vous donne l’impression d’exister. Il y a certes une « vibration », à laquelle le gamin s’accroche, mais elle est fausse. À Eurodysney, vous ne serez jamais dans une vraie voiture de course, une vraie fusée, un vrai bobsleigh. Le système le prétend, mais il ment. Quand vous y êtes pour de bon et que vous abordez le risque, la sensation doit être autrement mise en équation ! Un bobsleigh, ça peut sortir de la piste à chaque seconde. Quand vous êtes dans une voiture de course à 350 à l’heure, rien ne peut vous pardonner. Le jeu est d’aller taquiner l’extrême, qui se joue à un mètre près. Si vous freinez un mètre trop tard, vous êtes mort. Mais un mètre trop tôt, vous n’êtes pas dans la véritable sensation, qui met en jeu de la totalité du potentiel. Seulement voilà : mettre en jeu la totalité du potentiel exige un militantisme, un engagement de toute votre existence. Donc un ascétisme. Renoncer à beaucoup de petits désirs, pour laisser la place à quelques grands que vous avez choisis, voilà la règle. On ne peut pas boire de l’alcool et conduire une voiture de course. Si vous ne faites pas ce choix, vous vous habituez à ne pas chercher en vous l’énergie primordiale qui est l’exercice réel du désir. Comme si l’on voulait jouer au poker avec de faux billets. La vie vous comble en fonction de l’énergie que vous lui donnez. C’est vrai pour tout, notamment pour l’exercice intellectuel : on peut torchonner un article, l’expédier, le bâcler, mais il n’y aura pas eu de jouissance...
Or le diable veille. Le paresseux qui vous encourage à vous mettre en déliquescence, en non-réalisation de vous-même. Il vous propose des ersatz, de fausses griseries. Vous vous ennuyez ? Vous n’êtes pas vous-même ? Vous pourriez vous insurger ? Mais plutôt que de vous poser des questions, vous prenez un troisième puis un quatrième verre... Contre les tabous que vous avez avalisés, vous n’avez même pas à vous battre, puisque vous n’êtes plus responsable de ce que vous faites. Vous ne vivez pas. L’artifice vous emporte. Tandis qu’au volant d’une voiture de course (pour garder cet exemple, il y a une infinité d’autres), il n’est pas question de vous laisser aller à une illusion quelconque. Il faut donner tout son suc, dans la préparation comme dans le moment que vous êtes en train de vivre et qui vous fait entrer dans cet espace divin, qui est aussi celui de l’extase amoureuse.
C’est très judéo-chrétien, d’appeler l’extase « petite mort ». Une extase n’est surtout pas une petite mort ! C’est une explosion qui vous irradie, vous fracasse dans l’éther d’une énergie surpuissante. Si vous avez véritablement vécu cet instant, si vous l’avez partagé avec la femme [l’homme] qui était là, ce qui vous transporte... c’est qu’ensuite tout votre être en appelle à la générosité : vous avez envie de distribuer des lingots d’or ! Je crois que c’est à cela que l’on reconnaît le vrai plaisir, gain du vrai désir, qui vous mobilise en entier, corps, esprit et âme : vous vivez ensuite la sublime nécessité d’envisager la joie des autres. Alors que le faux plaisir, que vous avez mâchouillé dans votre coin, ne vous apporte rien et ne vous permet pas de faire quelque offrande que ce soit aux autres.

Marc Menant in nouvelles clés

01 juillet 2009

Ce qui m'intéresse










Ce qui m'intéresse, ce n'est pas tant comment les gens se meuvent, que ce qui les émeut.
Mich interessiert nicht, wie die Menschen sich bewegen, sondern was sie bewegt.
I loved to dance because I was scared to speak. When I was moving, I could feel.
I am, somebody who never gives up.

Pina Bausch (interviews et programmes)

30 juin 2009

Car le travail use la force nerveuse


Car le travail use la force nerveuse dans des proportions extraordinaires, et la soustrait à la réflexion, à la méditation, aux rêves, aux soucis, à l'amour et à la haine, il place toujours devant les yeux un but minime et accorde des satisfactions faciles et régulières. Ainsi une société, où l'on travaille sans cesse durement, jouira d'une plus grande sécurité : et c'est la sécurité que l'on adore maintenant comme divinité suprême.

Friedrich Nietzsche in Aurore - 1881

29 juin 2009

La seule voie


La seule voie qui offre quelque espoir d'un avenir meilleur pour toute l'humanité est celle de la coopération et du partenariat.
Kofi Annan in Discours à l'Assemblée générale de l'ONU - 24 Septembre 2001

28 juin 2009

Au ciel,


Au ciel, un ange n'a rien d'exceptionnel.

Georges Bernard Shaw, in Maximes pour revolutionnaires

27 juin 2009

La paix



La paix n'est pas l'absence de guerre, c'est une vertu, un état d'esprit, une volonté de bienveillance, de confiance, de justice.


Baruch Spinoza

26 juin 2009

La politique, c'est comme l'amour







La politique, c'est comme l'amour, il faut des grands sentiments et des petites intentions.
Michèle Barzach

25 juin 2009

il faudrait peut-être songer à se reposer un peu



La vie naît d’un désir qui monte de l’entrejambe

Ne faisons pas les hypocrites, quand on prononce le mot désir, chacun pense au sexe et au fait de faire l’amour. Certes, ce qui tend à s’user le plus vite, c’est l’obsession répétitive d’un besoin érotique qui ne serait que génital. Mais l’état amoureux s’épuise-t-il ? Je ne pense pas. On peut même y vivre en permanence.
J’ai été amené à y réfléchir dans le cadre de mon travail, dans le cadre des ateliers de conteurs que j’anime. Je me suis demandé dans quel état je me mettais pour raconter. Raconter, ce n’est pas jouer une pièce de théâtre. Je n’ai pas de rôle. Pour les gens, je suis juste Gougaud, qui leur parle directement et qui, pour pouvoir se faire entendre, doit se trouver dans un état amoureux. Voilà ! Je me mets volontairement dans cet état. Amoureux de qui, ou de quoi ? allez-vous demander. Mais de rien ! Être amoureux peut être un verbe intransitif. Mais attention, ce n’est pas abstrait pour autant ! C’est un état absolument incarné, qui prend clairement sa source dans mon sexe. Il s’agit bien de désir sexuel. Mais je peux vivre ça “en soi”, sans que cela se transforme forcément en acte sexuel à chaque fois.
Les femmes comprennent bien mieux que les hommes ce que j’entends par là. Elles savent, elles, que l’on peut érotiser toute sa vie, cultiver un état permanent de désir, sans être forcément obligé de le satisfaire en l’épuisant dans l’acte de s’accoupler.
C’est une question de mesure. Il ne s’agit pas de devenir un obsédé sexuel. Cela n’a rien à voir. Il s’agit de se trouver dans un état global de désir érotique permanent - et c’est foncièrement agréable ! Ça ne s’use pas, ça se cultive et ça ne conduit pas forcément à la frustration. Il y a là un équilibre à trouver. La plupart des gens s’imaginent que nous ne pensons qu’avec la partie supérieure de notre corps et que le bas ne saurait être le siège que de pulsions animales. Ce n’est pas vrai. Nous pensons avec tout notre corps et je me demande même si les pensées les plus intéressantes ne nous viennent pas de nos entrailles et de notre sexe.
C’est dire si, à mon avis, l’état de désir nous met en rapport avec la spiritualité ! Quand Jésus dit : « Aimez-vous les uns les autres », il le pense concrètement, j’en suis convaincu. Ou alors, je ne comprends pas ce qu’il veut dire. Si mon corps ne comprend pas une chose, rien de moi ne peut réellement fonctionner. Alors qu’à partir de cette sensation qui me monte de l’entrejambe, ma vie entière peut se trouver revivifiée. Cela me fait voir les feuilles des arbres plus vertes et la tête des gens plus humaine - et plus digne de respect ! Quoi de plus normal, d’ailleurs : ne sommes-nous pas nés d’un désir d’entrejambe ? N’est-ce pas notre identité de départ ?
Or, voilà bien le terrible paradoxe des cultures frappées de puritanisme : inversant la proposition de départ de la vie, elles stipulent que tout ce qui touche au désir est vil et sale, et que l’entrejambe ne saurait être que le lieu le plus impur qui soit ! Pourtant, fondamentalement, notre sexe n’est pas plus sale que nos pieds ou que notre nez. À l’inverse, la stérilité, qui avait de tout temps été considérée comme un drame et une malédiction, est devenue, en Occident moderne, un mot positif : ce qui est stérile, ou “stérilisé”, c’est ce qui est exempt de microbe, de saleté, d’impureté. Je dis qu’une civilisation qui fait de la stérilité une vertu est malade.
Le pire, c’est que le culte de la pureté stérile n’est pas le seul fait des catholiques, ni des chrétiens. Je suis né dans une famille de laïcards bouffeurs de curé, eh bien, ils étaient pires, plus puritains que les bigots ! Pour le vieux libertaire que je suis devenu dès que j’ai su aligner trois idées, le puritanisme de certains écolos est aussi insupportable que celui des curés et des bouffeurs de curé. Quand des crétins de chasseurs beaufs ont insulté Dominique Voynet [qui était alors ministre de l’environnement], ils ont eu gravement tort ; mais quand celle-ci, pour se défendre, a expliqué qu’elle avait été agressée par (je cite) « quelques ressortissants irresponsables de la ruralité », ça m’a donné des boutons. C’est quoi un « ressortissant irresponsable de la ruralité » ? Bon sang, utilisons pleinement notre langue ! Ces gars-là étaient des salauds, ou des porcs, d’accord, c’est dur mais au moins c’est vivant. Alors que « ressortissant irresponsable de la ruralité », je trouve ça terrifiant.
Je me suis longuement interrogé pour savoir pourquoi ce type de langage me faisait mal. Si la terre est ma mère, je l’aime ou je la hais, mais je ne l’affuble pas d’attributs abscons ou bureaucratiques, je ne la qualifie pas d’« environnement à protéger » ! Les anciens - pas si anciens que ça heureusement - appelaient ça “la nature“ ou “ la campagne”, avec des arbres, des ruisseaux et des prairies odorantes, où l’on se proposait d’aller pique-niquer... ou niquer tout court d’ailleurs ! Rouler dans l’herbe. Conter fleurette à sa bien-aimée. Que de mots doux à écouter ! Alors que le mot “environnement” me blesse les oreilles. Il a quelque chose de clinique, de stérile, et cela, je n’ai pas envie de le “protéger”. L’un des aspects les plus malsains du puritanisme, c’est qu’il lui paraît toujours ausssi choquant de montrer à la télévision un couple faisant l’amour, alors qu’ils nous inondent de scènes où des gens se massacrent, s’étripent, se tuent. Je ne dis pas qu’il faille banaliser l’érotisme. Je trouve que le plaisir est assez sacré pour qu’on le protège et même qu’on le garde partiellement secret, mais pourquoi fait-il crier au scandale ? Cette perversion du bon et du beau va bien au-delà du judéo-christianisme. La sexualité est supposée avoir été “libérée”, c’est-à-dire que l’on a libéralisé le sexe, qu’on en parle davantage, qu’on le pratique nettement plus jeune, que les films porno se répandent, mais je ne vois rien d’érotique là-dedans - rester plus de cinq minutes devant un film X me semble un exploit éreintant tellement je trouve ça ennuyeux, monotone, clinique. Paradoxalement cette pornographie est puritaine et se situe, en fait, dans le droit fil des visions cathos, qui font d’elle quelque chose de triste et de malsain.
Pourquoi l’Occident a-t-il déserté son corps et son plaisir ? Dans la Grèce antique, Appolon et Dyonisos sont frères. L’un représente la spiritualité, l’autre le plaisir, et ils communiquent. L’équivalent chrétien de Dyonisos est hélas Satan le cornu. Une séparation radicale coupe désormais l’être en deux. Il faut choisir son camp : soit l’Église et l’abstinence, soit le plaisir et le néant. Aujourd’hui, il n’est plus question d’Église, mais la démocratie républicaine a pris sa place, avec son modèle universel. Il va de soi, pour la République, que nous représentons l’idéal vers lequel les pays du “Tiers Monde” doivent s’orienter s’ils veulent se “civiliser”. Nous représentons le camp des “bons”. Car il y a forcément deux camps opposés et représentant le vrai et le faux. Tout cela signifie que nous sommes incapables de sortir de l’état de guerre. Toutes les métaphores actives en politique comme en économie demeurent guerrières. Ainsi, sommes-nous en guerre contre : le “sale”, le “diable”, le “noir”, le “faux”... Nous sommes en guerre depuis tellement longtemps que cela fait de nous de formidables guerriers, en état d’entraînement permanent, capables de porter un système jusqu’au fond des déserts et des jungles... mais bon, il faudrait peut-être songer à se reposer un peu ! Car la même lutte, la même tension règnent sur la vie de couple, sur l’amour conjugal, sur le plaisir. Or, je crois que cet état de guerre permanent est le fruit du puritanisme.
C’est trop ! Assez ! Je ne veux pas que l’on me prenne mon plaisir ! Qu’est-ce qui fait le parfum de la rose ? Le bien contre le mal ? Le propre contre le sale ? Le ciel contre la terre ? Non évidemment : c’est le mélange des deux qui crée le parfum sublime. Si tel est cas, eh bien, marions le bien et le mal, le sale et le propre, le ciel et la terre, pour que jaillissent les roses. Si c’est du mélange du ciel et de la terre, c’est-à-dire du ciel et du fumier, de l’idéal et des excréments, de l’esprit et de la pourriture, que naissent les roses, si pour moitié au moins, leur parfum dépend des catégories jugées « basses » par le puritanisme, c’est que celui-ci fait totalement fausse route.
Tout comme le culte de la souffrance est inepte... Je me souviens d’une vieille femme qui faisait du repassage à la maison et dont les longues stations debout épuisaient les pauvres jambes. Un jour, ma mère lui demanda si elle ne voulait pas s’asseoir, tout en repassant. La vieille s’est cabrée : s’asseoir ? Se moquait-on d’elle ? Elle « n’était pas là pour rigoler » quand même !
Nous vivons dans un monde où la souffrance est encore beaucoup trop au centre de tout. C’est le désir, la pulsion créatrice, l’amour... qui devraient tenir la place centrale de nos existences.


Henri Gougaud, in Nouvelles Clés

24 juin 2009

Amoureux et jaloux


Amoureux et jaloux de la liberté humaine, et la considérant comme la condition absolue de tout ce que nous adorons et respectons dans l'humanité, je retourne la phrase de Voltaire, et je dis : Si Dieu existait réellement, il faudrait le faire disparaître.

Mikhaïl Bakounine in Dieu et l'Etat (1882)

23 juin 2009

L'homme propose et dispose

L'homme propose et dispose. Il ne tient qu'à lui de s'appartenir tout entier.
André Breton in Manifeste de surréalisme

22 juin 2009

L'avenir de l'homme



L'avenir de l'homme, c'est la femme. Elle est la couleur de son âme.


Louis Aragon in Le fou d’Elsa

21 juin 2009

Celui qui va jusqu’au bout de son coeur


Celui qui va jusqu’au bout de son coeur connaît sa nature d’homme. Connaître sa nature d’homme, c’est alors connaître le ciel.
Mencius

20 juin 2009

Petite brise







Petite brise
Soudain
Le jardin danse

Louis Calaferte
in Haikai du jardin

19 juin 2009

Et puis mourir n'est rien

Et puis mourir n'est rien, c'est achever de naître.
Savinien Cyrano de Bergeras in la mort d'Agrippine

18 juin 2009

La conscience


La conscience règne et ne gouverne pas.
Valery in Mauvaises pensées et autres

17 juin 2009

Savoir vivre


Que devons nous dire si le coiffeur est notre amant?
Si le coiffeur est notre amant, nous ne dirons pas « je vais chez le coiffeur ». Nous dirons « je vais au coiffeur ».
Pierre Desproges in L’almanach

16 juin 2009

N’agissez pas envers les autres


N’agissez pas envers les autres comme vous voudriez qu’ils agissent envers vous. Leurs goûts peuvent n’être pas les mêmes.
G. B. Shaw in Maximes pour les révolutionnaires

15 juin 2009

Show Me

Don't talk of stars

Don't talk of stars
Burning above;
If you're in love,
Show me!

Tell me not dreams
Filled with desire.
If you're on fire,
Show me!

Never do I ever want
To hear another word.
There isn't one
I haven't heard.

Here we are together
In what ought to be a dream;
Say one more word and
I'll scream!

Sing me no song!
Read me no rhyme!
Don't waste my time,
Show me!

Please don't implore
Beg on the seats
Don't make all the speach
Show me!

Here we are together
in the middle of the night!
Don't talk of spring!
Just hold me tight!

Anyone who's ever
been in love'll tell you that
This is no time for a chat!
Haven't your arms
Hungered for mine?

Please don't explain
Show me! Show me!
Don't wait until wrinkles and lines
Pop out all over my brow,
Show me now!

Never do I ever want
to hear another word.
There isn't one
I haven't heard.

Here we are together
in what ought to be a dream;
Say one more word and
I'll scream!

Haven't your lips
Longed for my touch?
Don't say how much,
Show me! Show me!

Don't wait until
wrinkles and lines
Pop out all over my brow,
Show me now!

Alan J. Lerner/Frederick Loewe
From the musical, My Fair Lady

14 juin 2009

Les grandes personnes


Les grandes personnes aiment les chiffres. Quand vous leur parlez d’un nouvel ami, elles ne vous questionnent jamais sur l’essentiel. Elles ne vous disent jamais " quel est le son de sa voix ? Quels sont les jeux qu’il préfère ? Est-ce qu’il collectionne les papillons ?". Elles vous demandent "Quel âge a-t-il ? [...] Combien gagne son père..."
Saint Exupéry in Le petit prince

13 juin 2009

Il n’aime ni les dieux ni les maîtres




Il n’aime ni les dieux ni les maîtres et va n’écoutant que ce qu’il sait être l’énergie, la force, la puissance – le contraire de la violence.
Michel Onfray in La sculpture de soi

12 juin 2009

Un truc


Pour lutter contre l’insomnie, faites un quart d’heure de yoga, mangez une pomme crue, avalez une infusion de passiflore (passiflora incarnata), prenez un bain chaud à l’essence de serpolet (thymus serpyllum), frictionnez-vous à l’huile essentielle de jasmin (jasminus officilae) et orientez votre lit au nord.
Quand vous aurez fini tout ça, il sera pas loin de 8h du matin.
Pierre Desproges, Almanach

11 juin 2009

Un patrimoine


Un patrimoine bien à nous : les heures où nous n’avons rien fait... ce sont elles qui nous forment, qui nous individualisent, qui nous rendent dissemblables.
Cioran in Aveux et anathèmes

10 juin 2009

L'air


L’air
Froissé d’un
Battement d’ailes

Louis Calaferte in Haikai du jardin

09 juin 2009

Les hirondelles

08 juin 2009

Do what you want


Do what you want, not what you want to want
Rita Sherman

07 juin 2009

C'est en croyant



C'est en croyant aux roses qu'on les fait éclore.
Anatole France