Der Doppelgänger

Still ist die Nacht, es ruhen die Gassen,
In diesem Hause wohnte mein Schatz ;
Sie hat schon längst die Stadt verlassen,
Doch steht noch das Haus auf demselben Platz.

Da steht auch ein Mensch und starrt in die Höhe
Und ringt die Hände vor Schmerzensgewalt ;
Mir graust es, wenn ich sein Antlitz sehe -
Der Mond zeigt mir meine eigne Gestalt.

Du Doppelgänger, du bleicher Geselle!
Was äffst du nach mein Liebesleid,
Das mich gequält auf dieser Stelle
So manche Nacht, in alter Zeit ?

Heinrich Heine

Et en français, plus ou moins :

La nuit est silencieuse, les rues se reposent
Dans cette maison vivait mon amour,
Elle a depuis longtemps quitté cette ville
Mais la maison est toujours là, à la même place.

Il u aussi cet homme, qui regarde vers le haut
Il tord ses mains à force de douleur ;
L'horreur me saisit quand je le vois
La lune me montre moi.

"Ô mon sosie ! Mon pâle compagnon !"
Pourquoi singer cette peine,
Qui m'a torturé sur ces lieux mêmes,
Tant de nuits, depuis si lontemps?

Commentaires

cat a dit…
merci à Anne Sylvie qui a fait resurgir ce poème et pour sa jolie traduction de l'envoi "Du Doppelgänger! du bleicher Geselle!"

ce mois ci... vous avez beauocu lu